Les lieux d’aisance rémois #2

Par Anne Jacquesson

Les édicules lumineux

Dès 1876, les édiles rémois négocient l’installation de vespasiennes avec la Commission des Ardoisières d’Angers et le contrat est passé en 1878.

Pendant plus de huit cents ans, des sociétés ardoisières ont extrait « l’or noir  » de l’Anjou, l’ardoise du bassin d’Angers, et notamment celle de la ville de Trélazé. Le XIXe siècle, c’est aussi le siècle de l’ardoise et des ardoisiers. Les grands exploitants se regroupent progressivement.  La « Commission des Ardoisières d’Angers » est créée en 1826. Elle se fait peu à peu connaître pour la fabrication d’urinoirs urbains dont l’élément principal reste la plaque d’ardoise destinée à recevoir les jets d’urine.

Comme la modeste fonderie Delcroix antérieurement, la puissante Commission des Ardoisières d’Angers s’est inspirée des œuvres parisiennes d’Alphand pour concevoir et dessiner ses édicules. Son catalogue propose différents modèles : les modèles à 3, 5 ou 6 places avec des stalles circulaires autour d’un kiosque central destiné à recevoir des publicités illuminées en partie haute et un placard à balais en partie basse. D’autres modèles incluent un candélabre et/ou un auvent pour protéger les pisseurs dans nos contrées humides.

A partir de 1878, la ville de Reims semble avoir fait appel exclusivement à cette entreprise pour se fournir en vespasienne jusqu’à la première guerre mondiale.

Il est difficile d’établir une liste d’installation progressives des édicules. Le registre de délibérations municipales de 1878 ne contient aucune indication sur les lieux choisis pour l’implantation des 38 vespasiennes d’origine. On sait seulement qu’il fut entendu de les « disséminer dans différents quartiers » de la ville. Des délibérations postérieures à 1878 situent avec plus de précisions quelques nouveaux édicules : l’urinoir de la place Saint-Maurice en 1886, vu plus haut, ou la vespasienne de la rue Libergier, dont il sera question plus loin, en 1894[1]. Certains édicules ne furent installés qu’au début du XXe siècle, comme celui de la place de la République en 1900 qui remplaça l’urinoir de la barrière d’octroi détruite ou celui de la place Luton en 1901, quand le quartier nouvellement construit fut pris en charge par la ville. Certains urinoirs ont été remplacés par des vespasiennes ou des chalets de nécessité. L’inverse fut aussi vrai. Les textes municipaux ne sont pas toujours très diserts sur ces évolutions. Cependant, un plan daté de 1917 recense les urinoirs détruits ou détériorés par la guerre[2]. Sachant que, mis à part des déplacements relativement restreints, l’emplacement des lieux d’aisance n’a guère évolué entre leur mise en place et leur situation à la fin de la guerre, il est donc facile d’en déduire l’emplacement originel approximatif des différents édicules, sans pourtant en connaître toujours leur date exacte d’installation. Deux listes, plus tardives, permettent d’estimer la destruction de certaines toilettes publiques ou bien, au contraire, leur préservation. La première liste est parue dans les délibérations municipales et date de 1941[3], la seconde provient d’un numéro du magazine ‘Reims Pratic’ paru dans les années 1950[4]. Pour autant, le vocabulaire évolue d’une liste à l’autre : les mots ‘vespasienne’ et ‘chalets’ disparaissent (et autant d’édicules) quand apparaît l’acronyme ‘WC’. La définition de chacun des termes employés évolue elle-même au fil du temps. De plus, leur emploi n’est pas si strict dans les archives rémoises. Ici, c’est généralement l’acceptation actuelle des termes qui est utilisée, sauf s’il s’agit d’une citation d’un texte d’archive, ce qui est signalé. 


[1] Idem.
[2] Archives municipales et communautaires de Reims, cote 293CW96, 1917.
[3] Archives municipales et communautaires de Reims, cote 171W17 1941/75
[4] Merci à Michel Polet qui a trouvé cette liste. Merci à Laurent Antoine qui me l’a transmise.

1 – Les vespasiennes à 3 stalles

Ce type d’édicules était le plus fréquent dans les rues de Reims jusqu’à la guerre 14-18.
En voici quelques exemplaires, visibles sur des cartes postales ou des photos.

Avenue de Laon, devant l’église Saint-Thomas, à l’entrée de la rue de Neufchâtel (aujourd’hui rue Emile Zola)[1]. Une pissotière est encore attestée là dans les années 1950


[1] Une pissotière est encore mentionnée à cet endroit en 1941, cf. Archives municipales et communautaires de Reims, cote 171W17 1941/75

La même vespasienne que précédemment vue sous un angle différent, avant et après- guerre. Tout comme l’église Saint-Thomas, l’édicule est en partie détruit pendant la guerre : il a perdu sa colonne d’affichage lumineuse. La réclame pour le Grand Bazar de Reims (grand magasin situé rue de Vesle) n’est plus lisible après-guerre. D’ailleurs, le Grand Bazar a lui-même disparu sous les bombardements. A son emplacement se trouvent aujourd’hui les Galeries Lafayette.

Cour Saint-Remi. Ci-dessous, photo prise avant-guerre de la rue Féry vers le transept sud de la basilique Saint-Remi. Cette pissotière semble avoir disparu après-guerre mais une sanisette occupe approximativement la même place de nos jours !
La publicité pour les Nouvelles Galeries est bien visible, ainsi que le n° de téléphone à 4 chiffres.

Reims va suivre l’exemple de Paris et distinguer les colonnes d’affichage (Colonne Morris) des colonnes-urinoirs. Cependant, on note des différences d’avec le modèle parisien : les colonnes d’affichage rémoises font également office de kiosques à journaux (mais c’est une autre histoire) tandis que les vespasiennes demeurent des lieux d’affichages publicitaires, voire d’affichage municipaux…

Le droit d’affichage sur les urinoirs de la place d’Erlon est accordé dès 1882[1]. En 1898, M. Iste, afficheur de la rue de Thillois, obtient l’accord concernant la majorité des urinoirs de la ville et pour une durée de 6 ans. A partir de 1905, c’est la société publicitaire L’Express, dont le siège social est à Lille, qui remporte l’adjudication tous les 4 ans jusqu’en 1945. Certains urinoirs sont cependant réservés à l’affichage municipal.[2]  La réclame sur la tôle des vespasiennes devra être peinte (et donc nettoyable) à partir de 1921. En outre, la société L’Express s’engage à ce qu’il n’y ait « pas de réclame relative à des maladies dites secrètes, ce genre de réclame étant expressément interdit. » Le contrat publicitaire d’affichage sera repris plus tard par Avenir-Publicité, de JC Decaux, créateur des « sanisettes » …


[1] Archives municipales et communautaires de Reims, cote 1D37 1882/343.
[2] Archives municipales et communautaires de Reims, cotes des registres de délibérations à propos du droit d’affichage adjugé à M. Iste puis à la société L’Express : 1898 6S2, 1905 6S3, 1911 6S4, 1912 FM1D67, 1921 171W1, 1924 171W2, 1928 171W5, 1932 246W2, 1936 171W12, 1939 171W15, 1941 171W17, 1942 171W18, 1945 171W19

Place Saint-Remi (façade sud de la basilique). Cette pissotière n’a peut-être pas été reconstruite après-guerre.

Des publicités pour boissons alcoolisées sont apposées sur la pissotière près de la buvette, bien qu’une première loi contre l’ivresse publique, fléau social, fut votée en 1873…

Rue Libergier.  L’établissement du « kiosque » de la rue Libergier date de 1894[1]. On y reconnaît la célèbre réclame pour une boisson alcoolisée grâce à la silhouette « des jumeaux ». L’observation des documents, cartes postales et écrits, force à constater que la pissotière de la rue Libergier ‘s’est déplacée’ vers le canal jusque dans les années 1950.


[1] Archives départementales de la Marne, cote 2 O 3507.

A l’angle des rues Hincmar et Clovis, devant le café Jean[1]. A l’arrière-plan d’un magnifique autochrome de Fernand Cuville daté du printemps 1917, intitulé Reims, marchande d’oranges, se distinguent une vespasienne à 3 stalles et son affichage des célèbres « jumeaux » pour l’apéritif de la marque Saint-Raphaël. L’édicule semble avoir disparu après-guerre.


Les réclames observées sur les vespasiennes rémoises de la fin du XIXe siècle jusqu’à la première guerre mondiale concernent

1) des entreprises locales ou régionales (Grand Bazar de Reims, Nouvelles Galeries, Eclaireur de l’Est…), 2) des boissons alcoolisées (Byrrh, Mexico, Saint-Raphël…) dont l’affichage est souvent stratégiquement positionné près des buvettes et cafés.


[1] « Hier soir après dîné j’avais été porter une lettre à la Poste, et en sortant je me suis heurté à M. Jean Bondelle, propriétaire du Café Jean. Jean qui se trouve au coin de la rue Clovis et de la rue Hincmar 41 – 43. » Extrait de https://14-18.documentation-ra.com/2017/06/lundi-25-juin-1917/ Louis Guédet

Place Luton, à l’angle de la rue de Neufchâtel et du boulevard Robespierre.

Nous retrouvons une nouvelle fois sur la vespasienne la publicité « Saint-Raphaël », déjà vue sur les 2 édicules précédents.

Installé en 1901[1], après l’édification de cette place dans un faubourg industriel et sa prise en charge par la ville, cet urinoir (ou son petit frère) est encore mentionné dans les années 1950.


[1] Archives municipales et communautaires de Reims, cote 6S2 1901/63 en date du 24/03/1901

Le nombre notable de pissotières situées près des estaminets (Buvette du Cirque, café Deffaux, Café Jean, etc.), implique-t-il l’absence de toilettes dans de nombreux bistrots de la ville ? Il est probable effectivement qu’un grand nombre n’en possédaient pas. Le règlement sanitaire de 1922, au moment de la reconstruction de la ville, inscrit l’obligation pour les débits de boisson, de « disposer d’un cabinet d’aisances spécial à l’établissement ». Ce qui signifie que cela n’était pas forcément le cas antérieurement.[1]  
De même, les appartements eux-mêmes ne sont pas forcément pourvu de lieux d’aisance. Bien sûr, les bâtisses bourgeoises qui se construisent en ce siècle de fortunes industrielles et commerciales, le long des promenades et des boulevards, en sont pourvus, mais l’habitat ancien, particulièrement dans les quartiers populaires, ne possède souvent qu’un cabinet crasseux et nauséabond (pour ne pas dire infâme) dans la cour de l’immeuble. La Reconstruction de Reims, dans les années 1920, a permis cependant de doter le nouvel habitat d’un Water Closet, sinon par logement, du moins par étage, bien avant d’autres villes, y compris Paris. Le règlement sanitaire de 1922 déjà évoqué, impose dans son article 37 d’établir une fosse d’aisance dans les maisons qui n’en seraient pas encore pourvues ! La démolition du quartier Saint-Rémi, dans les années 1960, montre que ce quartier (voir la photo du 15 rue Eugène Wiet) relativement épargné par les destructions de 14-18 possédait encore les « commodités » d’antan !

Dans ces conditions, on imagine facilement que la population masculine urine « au grand air » et que l’installation des vespasiennes est une nécessité. 


[1] Article 72 du règlement sanitaire de la ville de Reims, 1922, document personnel.

On trouve avant tout des kiosque-urinoirs à 3 stalles dans les endroits populeux et/ou populaires (place d’Erlon, boulevards…), près des églises (Saint-Thomas, Saint-André, Saint-Remi, Saint-Maurice, Cathédrale…), des marchés (Jean-Jaurès, Saint-Maurice, Saint-Thomas, faubourg Fléchambault…), des écoles (école ménagère de la place Belle-Tour, école Fléchambault, école maternelle rue Jeanne d’Arc, lycée de garçons…), des commissariats, des hospices et hôpitaux, et des usines (Brasserie du XXe siècle, entrepôts de la Petite Vitesse…).

Ici, près d’un marché, avenue Jean Jaurès, au carrefour avec la rue des Gobelins.

Un second urinoir est mentionné avenue Jean Jaurès, devant l’église Saint-André. Les 2 édicules sont encore présents à ces endroits en 1950.

Près d’un lieu de labeur ouvrier, Place de la République. Après la destruction de la barrière d’octroi située place de la République et donc de l’urinoir adossé à un des pavillons d’octroi, il est décidé, en 1900, de construire un urinoir lumineux à 3 stalles à l’entrée de la gare de la Petite Vitesse[1]. C’est dans les entrepôts de « La Petit Vitesse » qu’étaient déchargés les wagons de marchandises[2]. Aujourd’hui, le complexe aqualudique occupe l’emplacement. Un urinoir existait encore à cet emplacement dans les années 1950. De l’autre côté de l’avenue, en face de la vespasienne, se trouvait le café « La petite vitesse », connu ultérieurement sous le nom de « La chope d’Anvers ».


[1] Archives municipales et communautaires de Reims, cote 6S2 1900/291
[2] Précision fournie par le site ReimsAvant

Près d’une école, rue Clovis Chézel. Un 1er édicule lumineux à 3 stalles a été édifié en 1901[1], « le long des écoles ». Il aurait été remplacé en 1935 par la construction de WC dans une ancienne remise de pompes à incendie (4 urinoirs + 1 WC à la turque) près du terminus du tramway, mais l’urinoir est encore signalé rue Clovis Chézel, à l’endroit de la carte postale, en 1941 et un WC est signalé près de l’école en 1950…


[1] Même délibération municipale que pour l’édicule de la rue Libergier, Archives départementales de la Marne, cote 2 O 3507.

Enfin, Place d’Erlon, avant et après-guerre, lieu emblématique des

rassemblements populaires de la ville. Une sanisette existe toujours sur la place.

Alors qu’on dénombrait 169 stalles d’urinoirs dans Reims en 1912, la plupart des vespasiennes et des urinoirs muraux ont été détruits durant la guerre

En 1921, on ne compte encore que 10 édicules reconstruits et 12 anciens édicules détériorés. Aucun ne possède d’ampoules pour l’illumination électrique qui remplace le gaz[1].


[1]   Archives municipales et communautaires de Reims, cote171W1 1921/80

2 – Les vespasiennes couvertes à 2 stalles

Contrairement aux urinoirs précédents, les messieurs peuvent ici faire pipi au sec… Dans les quartiers plus chics, l’édicule est différent !

Boulevard Lundy, à l’entrée de la rue de Bétheny (aujourd’hui rue Camille Lenoir), devant l’hôtel de « La Plume au Vent » (aujourd’hui disparu), en 1917 et avant-guerre. 

Cet urinoir semble avoir disparu dans les années 1920. Un édicule du même type se trouvait également de l’autre côté du boulevard Lundy, près du cimetière du Nord, depuis 1900, en remplacement d’une pissotière murale[1].


[1] Archives municipales et communautaires de Reims, cote 6S2 1900/291

Rue Courmeaux, à l’angle de la rue Andrieux.

Il s’agit d’un édicule lumineux couvert à 2 stalles, comme boulevard Lundy. Un urinoir est encore mentionné à cet emplacement dans les années 1950. Sans doute n’est-ce pas le même, vu l’état de celui-ci en 1917 !

3 – Les vespasiennes à lampadaires

En 1901, le conseil municipal proposa d’édifier un édicule du « type 14 bis » (voir ci-contre) mais à 4 stalles, à l’angle du boulevard Saint-Marceaux et de la rue de Cernay[1]. Rien n’atteste que ce modèle fut bien celui installé, cependant un urinoir se trouvait bien à cet endroit puisqu’il explosa en 1903 !


[1] Archives municipales et communautaires de Reims, cote 6S2 1901/63 en date du 24/03/1901

En effet, le 18 juillet 1903, vers huit heures et demie du soir, M. Creuzot, ouvrier lithographe, est pris d’une envie pressante et pénètre dans l’urinoir à l’angle du boulevard Saint-Marceau et de la rue de Cernay. Mal lui en prit ! La pissotière, positionnée au-dessus d’une conduite de gaz placée sous le trottoir, explose violemment ! Rappelons que les vespasiennes lumineuses sont éclairées au gaz. M. Creuzot est gravement blessé : il est hospitalisé à l’Hôpital Civil puis séjourne à la Maison de Convalescence et ne peut finalement reprendre son travail que le 1er septembre, sans compter les complications ultérieures toujours possibles évidemment. M. Creuzot, bien naturellement, porte plainte contre la ville et réclame une indemnité pour la perte de ses salaires, les frais médicaux et pharmaceutiques, la détérioration de ses vêtements et d’un matelas. La ville se retourne alors elle-même contre la Compagnie du gaz, à qui incombe entièrement la responsabilité de l’accident selon M. le Maire. On ne sait pas si M. Creuzot perdit un membre[1]. L’édicule ne fut pas reconstruit.

L’explosion de pissotières reste rare. Nous ne sommes pas à Paris où les vespasiennes abritent parfois des engins explosifs, des suicidés, des corps démembrés. Sans doute aussi, l’usage des urinoirs publics fut-il détourné ici comme ailleurs à une époque où l’homosexualité était un délit mais cela resta discret. A Reims, mis à part les plaintes contre les odeurs, les détériorations régulières effectuées par les gamins dans les quartiers éloignés du centre-ville (selon les édiles), et sans doute quelques malheureuses et nauséabondes glissades, les vespasiennes ne semblent pas avoir donné lieu à beaucoup de récriminations, du moins écrites, par la population rémoise. Les archives de la presse locale ne sont cependant pas toutes accessibles actuellement.

Plus généralement, à Reims comme ailleurs, les vespasiennes s’inscrivent dans le décor urbain de la Belle Epoque. Elles représentent, comme le kiosque à journaux et la colonne postale, la ville moderne et la bourgeoisie triomphante. Elles sont lumineuses, publicitaires, décoratives. Elles investissent les places, les carrefours, les rues passantes. Elles s’exhibent plutôt qu’elles ne se cachent.


[1] Archives de Reims, délibération municipale du 24/11/1903

La vespasienne de la Place du Chapitre. Plus qu’un urinoir discrètement logé dans un coin de mur, il s’agit ici d’un véritable édicule qui « trône » avant-guerre au milieu de la place et s’illumine grâce à son candélabre (ci-dessous). Il s’agit probablement d’un des derniers édicules mis en place avant-guerre puisque le projet datant de mai 1913 est réalisé après février 1914. Il existait un urinoir mural précédemment, situé sous le passage vers la rue Carnot[1]


[1] Archives municipales : Délibérations municipales du 15 mai 1913, Projet d’installation d’un urinoir sur la place du Chapitre avec plantation d’arbres sur deux refuges gazonnés, 6S4 1913/136, et du 13/02/1934, FM1D68 1914/34.

Après- guerre, en 1933 : sa position se fait nettement plus discrète, à l’ombre du transformateur électrique Demay.
Bientôt, les vespasiennes vont disparaître sous terre…

Extraits agrandis du catalogue des Ardoisières d’Anger : on distingue, derrière les vitres, le système d’éclairage au gaz.

Anne Jacquesson, août 2024.


[1] Ces toilettes publiques existent toujours en 2024.
[2] Archives municipales et communautaires de Reims, délibération municipale cote 110V416, 1955/316
[3] Archives de la Marne, cote 2 O 3507
[4] Archives municipales et communautaires de Reims, cote 110W416 1956/295 en date du 12/07/1956
[5] Le « ready-made » de Duchamp est considéré comme l’œuvre la plus controversée du XXe siècle. On en trouve plusieurs exemplaires dans différents musées du monde, ce qui le rend peut-être moins rare que les exemplaires d’urinoirs urbains de 1917 !

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