La fontaine Subé #8 – De la guerre de 39-45 aux années 95

La guerre 1939-44

Au cours de la guerre suivante la « dame équilibriste » la « Renommée » en bronze qui ornait son sommet et avait échappé au 305 vengeur souhaité par notre chroniqueur ne résistera pas à la cupidité imbécile des récupérateurs qui enverront à la fonte ses quelques kilos de bronze en mars 1942.

Pendant plus de quarante ans la fontaine restera sans couronnement. Elle sera même menacée de destruction dans les années cinquante jusqu’à ce que l’on se rende compte que les héritiers du donateur n’étaient pas d’accord. Le goût évoluant, après l’indifférence, vint le temps de la redécouverte.

Années 1995

Une « victoire » en matière synthétique est venue prendre la place laissée vacante par la « Renommée » de 1906.

Elle restera toujours dorée tandis que l’or du clocher de Saint Jacques finira par prendre la patine du temps. Toujours sans eau, dans les années 1995, la fontaine trône au milieu de la place refaite à neuf et rendue aux piétons. La « Suippe” face à la rue de l’Étape a toujours son « S » en trop, sa tête et son bras droit en moins. Au dessus d’elle, telle une amazone, la « Vigne » est amputée du sein droit mais également du bras droit. Face à St Jacques, le berger n’a plus son bras droit, tandis que sous lui « l’Aisne » est veuve de son pied droit. Côté rue Buirette, le « Forgeron » pleure son bras gauche au dessus d’une « Marne » qui a laissé son pied et son bras droits au champ d’honneur, tandis que face à la gare, si la Ville de Reims et « le Commerce » sont toujours là, « La Vesle » quant à elle n’est plus qu’un moignon informe.

Olivier Rigaud, article publié en août 1995 dans le Bulletin d’Amicarte 51

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