La maison de la Gestapo

Construite rue Jeanne d’Arc en 1925-1926 par les architectes rémois Edmond Herbé et M. Deffaux, elle a été habitée par la famille de René Demay, jusqu’à sa réquisition en 1940.

Cet hôtel particulier faisait 1 285 m2, disposait de nombreuses salles de réceptions richement décorées, des chambres, jardins d’été et d’hiver, pergolas, et même un garage qui avait la possibilité de garer 10 voitures.

Elle a eue le malheur d’avoir été réquisitionnée par la Gestapo, où ils interrogeaient et torturaient des gens.

Suite à la Seconde Guerre Mondiale, les propriétaires, qui souhaitaient alors se séparer de leur bien, ne trouvèrent aucun acquéreur. Les rémois nommaient cette bâtisse « La maison de la Gestapo ». Dès les années 1970, elle était devenue un squat. Pillée, dégradée, le 18 rue Jeanne d’arc perdit de sa superbe.

En 1979, le maire de Reims, un certain Claude Lamblin a souhaité faire de cette demeure le Musée de la Résistance pour commémorer les deux guerres mondiales.

Finalement, ce projet ne s’est pas réalisé.

Et c’est en 1983, durant le mandat de Jean Falala, que le maire décida de raser la maison. Après moultes réflexions et autres problèmes, le 18 rue Jeanne d’Arc fût détruite en 1986, et le Square des victimes de la Gestapo est né. Seul un morceau de façade a été conservé.

Emmanuel Cavallo

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