Quand le Photographe prend la pose…

Rédigé par Béatrice Keller

21 Septembre 2015 , Rédigé par Béatrice Keller Publié dans #Cartes postales.

Il est courant sur les cartes postales anciennes de voir des personnages prendre la pose devant l’objectif du photographe, d’autant plus qu’à l’époque l’appareil photographique est encore vu comme un objet de curiosité.

Sur quelques cartes postales de l’éditeur « La Pensée », faites au lendemain de la Grande Guerre, un personnage est parfois visible et il est possible de le reconnaître d’une carte postale à l’autre.

Sur la carte ci-dessous prise à Reims, rue de Soissons (actuelle rue de la Magdeleine) ce personnage est visible, seul au milieu de la rue. Sans doute n’a-t-il pas trouvé de passants disponibles sur l’instant et il a donc décidé de poser devant l’appareil photo, car il y a tout lieu de penser que cette personne n’est autre que le photographe lui-même !

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Sur cette autre carte faite rue de l’Arquebuse on le retrouve avec la même pose : pied droit en avant, manteau noir sur le bras et son sac à l’épaule, même moustache, même casquette sur la tête.

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Voir sur Reims Avant « La rue de l’Arquebuse en 1919 »

Sur cette troisième carte, il est en bas de la rue de Vesle, son appareil sur pied est installé sur la passerelle métallique qui enjambait le canal à cette époque.

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La même carte mais issue d’un carnet de l’éditeur « Baudinière » (parfois certains éditeurs rachetaient les collections de leurs confrères).

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La carte ci-dessous est de l’éditeur ELD, c’est pris du même endroit que la précèdente (rue de Vesle) mais décalée sur la droite :

Sur la carte suivante, le personnage est encore rue de Vesle mais vers les années 1930 car la reconstruction de la ville est pratiquement achevée (Graff et Lambert, édit) :

C’est un autre personnage que l’on retrouve devant les ruines du Palais de Justice pendant la guerre :

Il semble que ce soit encore un autre photographe dans les ruines de Cambrai ci-dessous, mais cette fois il a enfilé son manteau (Edit. Carmantrant) :

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Alors, comment cela est-il possible étant donné que les chambres photographiques en 1919 ne possédaient pas de retardateur ?

L’hypothèse éventuelle c’est que ce photographe était accompagné d’un assistant, et c’est ce dernier qui prend la photo. A moins que cela ne soit l’inverse !

Alors à votre avis ? Si vous avez une autre solution, nous attendons vos commentaires !